Mercer: Les pouvoirs publics et les employeurs doivent s’atteler à réduire l’écart de pension

par Luna

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Mercer: Les pouvoirs publics et les employeurs doivent s’atteler à réduire l’écart de pension

La pension des femmes est en moyenne 34 % inférieure à celle des hommes

Bruxelles, le 14 juin 2017 – La Belgique semble être un mauvais élève européen en termes d’écart de pension. Dans notre pays, la pension des femmes est en moyenne 34 % inférieure à celle des hommes. C’est ce que révèlent des études de l’Union européenne et du bureau conseil Mercer. «Tant les pouvoirs publics que les entreprises doivent agir de toute urgence face à ce problème trop peu mis en relief.»

Ce mercredi 14 juin, le rapport «Sur la nécessité d’une stratégie de l’Union européenne pour éradiquer et prévenir l’écart entre les pensions des hommes et des femmes» sera approuvé au Parlement européen. Le rapport est le fruit d’études de la Commission des Droits de la femme et de l’Égalité des genres au sein du Parlement européen. Il contient une série de recommandations pour une politique européenne ciblée, afin de réduire l’écart de pension entre les hommes et les femmes.

L’écart de pension est moins connu que l’écart salarial, mais la problématique est au moins aussi criante. C’est ce qui ressort de l’étude du bureau conseil Mercer. En Belgique, l’écart est de 34% (sur la base des données Eurostat de 2015), tandis que la moyenne européenne avoisine 40%. En guise de comparaison: plus connu dans l’Union européenne, l’écart salarial est actuellement de 16%. C’est à cause de poids lourds comme les Pays-Bas et l’Allemagne, où l’écart de pension atteint 40% ou plus, que notre pays fait mieux que la moyenne. Par rapport à tous les états membres, la Belgique partage une 19e place.

Notre pays est en outre confronté à un écart de couverture considérable. Il s’agit de la différence entre le nombre d’hommes et de femmes qui ont accès au système de pension. En Belgique, cet écart est de 17 %, contre une moyenne européenne de 6%. Seuls 6 pays de l’UE, dont la Belgique, affichent un écart supérieur à 10%.

Vivre plus longtemps

Différentes raisons expliquent l’inégalité des genres dans les pensions. «Les femmes vivent en moyenne plus longtemps et épargnent moins pour leur pension pendant leur carrière», explique Goedele Van der Linden, Director of Government Relations for Europe chez Mercer. «De plus, nous travaillons généralement à un salaire moins élevé et interrompons souvent notre carrière pour nous occuper des autres. Notre système de pension repose toujours sur une carrière classique de 40 à 45 ans sans interruption et avec un salaire croissant. Le système tient donc moins compte de la carrière variée des femmes. Pour finir, les femmes sont moins sûres de leurs connaissances financières, nous prenons moins de risques quand il s’agit d’investir.»

Sensibilisation

Mercer appelle tant les pouvoirs publics que les entreprises à s’atteler à réduire l’écart de pension. «Nous nous attendons à ce que l’UE élabore une politique active à ce sujet au cours des prochaines années», affirme Goedele Van der Linden. «Mais ce n’est pas uniquement du ressort des pouvoirs publics, les employeurs ont aussi leur rôle à jouer.»

La sensibilisation semble être la mission principale. «Ce problème est peu connu», ajoute Goedele Van der Linden. «Les employeurs peuvent commencer par apporter leur contribution en sensibilisant leurs collaboratrices à l’écart de pension et à ses causes. Ils peuvent également examiner leurs propres plans de pension à la lumière de l’égalité des genres. L’employeur devrait par exemple pouvoir payer les primes pendant une période de congé de maternité ou de congé parental. Pour finir, nous recommandons aux employeurs de se pencher sur l’égalité salariale au travail et de mettre en place une politique de diversité mûrement réfléchie afin que les femmes puissent évoluer et qu’il y ait un meilleur équilibre entre hommes et femmes dans tous les secteurs. Les entreprises qui prennent des initiatives pour réduire cet écart peuvent  compter sur une productivité et un engagement accrus de leurs collaboratrices.»

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